Aujourd'hui, je vous propose un nouvel court extrait du livre qui se suffit à lui-seul (no spoil !)...

"Elle tremble. Ses doigts fébriles tentent vainement de s’accrocher à un stylo. Puisqu’il ne soulage pas, elle le relâche. Elle cherche à occuper ses mains affolées qui ne trouvent de réconfort qu’en remontant le long de ses bras. Comme par grand froid, elle les ressert contre son corps, pose les coudes sur la table et s’y penche. A bout, elle fond en larmes à l’idée de ce que vont devenir ses journées. Cette femme plus âgée que moi s’abandonne à son désespoir, lâchant sous l’emprise d’une infantilisation humiliante, et son corps, comme pour sauver l’essentiel, la soumet à la position d’un enfant triste qui cherche la chaleur de bras maternels absents."
Extrait de La course du soleil.